Catégorie : Sécurité aérienne

Le problème des missiles et de l’aviation civile

Les lancements de missiles nord-coréens créent une menace pour les avions de ligne survolant la région de la péninsule coréenne, constate l’Organisation de l’aviation civile internationale. L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a exprimé ses préoccupations en raison des tirs de missiles nord-coréens qui menacent la sécurité des avions de ligne, a annoncé l’Agence fédérale russe du transport aérien (Rosaviatsia). «Les lancements de missiles balistiques ont été réalisés sans préavis au-dessus des routes aériennes internationales ou à leur proximité, ce qui suscite de sérieuses préoccupations quant à la sécurité de l’aviation civile internationale dans la région concernée», a indiqué l’OACI dans son bulletin. Le président du Conseil de l’OACI a envoyé plusieurs lettres aux dirigeants nord-coréens les appelant à «respecter les dispositions de la Convention relative à l’aviation civile internationale», indique le document. Depuis le début de l’année, la Corée du Nord a réalisé une série inédite de tests de missiles. Le 15 septembre dernier, Pyongyang a testé un missile qui a survolé le Japon avant de s’abîmer dans le Pacifique à environ 2.000 kilomètres à l’est des côtes de l’île de Hokkaido. Mardi 10 octobre, les dirigeants nord-coréens ont affirmé que Pyongyang disposait d’un missile d’une portée de 3.000 km qui, une fois modernisé, pourrait atteindre le territoire des États-Unis.

La grève du KFir

Les Kfir colombiens devaient rester en service jusque 2025, mais ils souffrent d’une restriction qui les empêche de participer à tout défilé ou démonstration aérienne, telle que le prochain salon F-Air ou la parade de la fête nationale. Au vu des incidents continuels enregistrés par la flotte d’IAI Kfir C.10 de la Fuerza Aérea de Colombia, une dizaine de pilotes de l’Ala de Combate de l’Escuadrón 111 ont décidé de « raccrocher le casque » pour exiger le retrait du modèle, unique avion de défense aérienne et attaque de l’aviation colombienne. La flotte de Kfir de la FAC a fait l’objet d’une modernisation en matière d’avionique et d’armement pour un total de plus de 300 millions de dollars, devant amener à l’horizon 2025, mais vu la litanie de problèmes techniques et la perte de cinq avions sur accidents, la FAC a commencé à lui chercher un remplaçant. Ses efforts se heurtent toutefois à une position sans compromis du Ministère de l’Economie, qui se refuse à dégager de nouveaux fonds pour l’achat d’un nouvel avion de combat. Entré en service en 1975 en Israël, le Kfir n’est guère plus aujourd’hui en unité qu’à Sri Lanka. On se souvient que le processus d’acquisition et modernisation lancé par la Colombie avait démarré alors que Juan Manuel Santos, aujourd’hui président, était ministre de la Défense du gouvernement d’Alvaro Uribe Vélez, et avait bénéficié d’une decision exécutive restée sans explications techniques.? Malgré sa nouvelle avionique, le Kfir emploie encore un réacteur obsolète, le General Electric J79-GE-J1E, et sa cellule a une conception qui date des années 50, et le limite en manœuvrabilité à 7,5G, au lieu des 9G couramment exigés aujourd’hui.. Si la pression exercée par les pilotes de la FAC réussit à accélérer le processus d’achat d’un nouvel avion, il pourrait ne pas y avoir de changement de fournisseur et la Colombie pourrait remplacer le Kfir par des F-16A/B Netz réformés par la Heyl Ha ‘Avir (Armée de l’air Israélienne).

Crash d’un TU-95 en Russie

Mardi 14 juillet, en Russie, un avion militaire s’est à nouveau ecrasé. Selon le ministère de la défense russe, l’accident s’est produit dans l’extrême-orient du pays, dans la province de Khabarovsk, et a fait deux morts. Le Tu-95 russe, bombardier stratégique, effectuait un vol d’entraînement, avec à son bord sept membres d’équipages, lorsque l’accident s’est produit. Selon les premiers éléments de l’enquête et un communiqué du ministère russe de la Défense, il aurait provoqué par une panne des quatre moteurs. Pour l’agence de presse Ria Novosti, qui rapporte les propos d’un militaire, la possibilité d’une erreur technique à bord n’est pas à écarter. Parmi les sept membres d’équipages, les deux pilotes ont été tués. La cause de leur mort reste aujourd’hui encore confuse. Le jour de l’accident, le ministère de la Défense avait annoncé que les sept personnes étaient parvenues à sauter en parachute. Revenant sur ses propos, dans un autre communiqué un peu plus tard dans la journée, il annonçait : « selon les rapports sur place, les deux pilotes ont été tués pendant l’atterrissage ». Quoiqu’il en soit, l’équipage avait reçu l’ordre d’abandonner le Tu-95. Les cinq autres membres ont été transportés à l’hôpital, mais leurs jours ne sont pas en danger. Le ministère de la Défense a précisé que l’appareil ne transportait pas de munitions. Très rapidement sur place, une mission de recherche et sauvetage (Search And Rescue, SAR) a été mise en œuvre, appuyée par un Antonov An-12 et deux hélicoptères Mil Mi-8. Par ailleurs, tous les vols de Tu-95 ont été suspendus. Celui-ci appartenait à la 326è escadrille de bombardement. Au total, c’est le deuxième accident de Tu-95 russe en un peu plus d’un mois, et le sixième à bord d’un avion militaire depuis l’été. Le 8 juin, un premier Tu-95, partant pour un vol d’entraînement, avait quitté la piste durant le décollage, faisant plusieurs blessés. Il y a quelques jours, le 6 juillet, c’est un Su-24 qui s’était écrasé.

Avion et médicaments

Par le passé, prendre l’avion était pour moi un acte naturel ; j’y prenais même un certain plaisir. A cette époque, je n’étais pas obnubilé par tout ce qui était susceptible de partir en vrille au cours du vol. Aujourd’hui, cependant, je tourne en boucle sur ces problèmes. J’ai peur de prendre l’avion et cette peur ne fait que grandir un peu plus chaque jour. L’atterrissage est un moment particulièrement désagréable. Pour tenir le coup, j’en suis venu comme d’autres à coupler alcool et Temesta avant l’embarquement. Je crois même avoir développé une certaine dépendance à ce cocktail. Je ne comprends pas comment j’en suis arrivé là. C’est arrivé insidieusement. Je me souviens qu’au tout début, ça se limitait à une légère inquiétude quand il y avait des secousses. Puis ça a pris des proportions excessives. J’ai commencé à regarder avec un plaisir masochiste les informations télévisées sur chaque crash, surtout quand je devais prendre l’avion le lendemain. Maintenant, cette phobie m’incite à examiner la tête des stewarts pour voir s’ils dissimulent les problèmes aux passagers. Et comme vous pouvez l’imaginer, j’ai de plus en plus de difficultés à trouver le courage de monter à bord. Bien sûr, je sais pertinemment que ce trouble n’est pas totalement sensé. Me donner des idées rationnelles n’est cependant d’aucune utilité. Lorsqu’un proche m’assure que ça reste le moyen de transport le plus sûr, j’éprouve seulement une brusque envie de mordre. En plus, en ce qui concerne cette phrase passe-partout qu’on ressort à toutes les sauces, c’est une croyance absolument trompeuse. Pour obtenir ce constat, les compagnies aériennes divisent le nombre de kilomètres réalisés par chaque moyen de transport et leur nombre d’accidents. Pourtant, ce ne sont pas ces chiffres qu’on devrait considérer, mais plutôt le nombre d’accidents au regard du nombre de fois où l’on utilise tel type de moyen de transport. Et l’avion devient alors plus mortel que l’automobile. Cette affirmation remâchée est donc complètement fictive. Mais bon, en ce qui me concerne, je me suis décidé à lutter contre cette névrose. Un simple raison pratico-pratique, en réalité : le jour où je ne pourrai plus prendre l’avion, il ne fait pas le moindre doute que je perdrai mon boulot. Et ça, c’est hors de question. Heureusement, j’ai découvert qu’il existe des sites dédiés à la peur en avion. Je regarde même pour réaliser un stage conçu pour les phobiques en avion. Qui sait, cela portera peut-être ses fruits ? Pour en savoir plus, allez sur ce site spécialisé dans les stages contre la peur en avion.

Moins de victimes en avion

Voila une bonne nouvelle qui rassurera tous les passagers stressés de prendre l’avion: le nombre de personne ayant trouvé la mort lors de vols commerciaux a été divisé par deux depuis 2011. Ceci vient rappeler que l’avion est aujourd’hui le moyen de transport le plus sur du monde. Ce chiffre est en baisse car il y a eu moins d’accidents, et que ceux-ci ont concerné majoritairement des petits avions, donc avec moins de passagers. Voici ce que l’on pouvait en lire dans la presse: Le nombre de passagers ayant trouvé la mort dans des accidents de vols commerciaux dans le monde a été divisé par deux en 2011 par rapport à 2010, soit 330 personnes contre 658 un an plus tôt, selon un rapport de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (Aesa) publié lundi. Cette forte baisse d’une année sur l’autre s’explique avant tout par la relative petite taille des avions impliqués dans ces accidents, selon l’Aesa. La plus grande catastrophe de l’an dernier a été l’accident en janvier d’un avion de la compagnie Iran Air qui a fait 78 morts. Dans les seuls pays membres de l’Aesa, soit les 27 Etats de l’Union européenne plus la Suisse, le Liechtenstein, la Norvège et l’Islande, un seul accident d’avion commercial mortel a été recensé. Il est survenu en février 2011 en Irlande, faisant six morts. Pendant la période 2002-2011, le taux d’accidents aériens mortels parmi les pays membres de l’Aesa a été de 1,6 sur 10 millions de vols passagers et fret, soit le plus bas dans le monde ex æquo avec l’Amérique du Nord.

Audit de la compagnie Air Nigeria

Toute la flotte d’Air Nigeria a été immobilisée pour permettre à l’Autorité de l’aviation civile nigériane d’auditer la compagnie nationale, ont annoncé mercredi les médias locaux, citant le porte-parole de la NCAA, Sam Adurogboye. « C’est une action de routine pour nous permettre d’évaluer les activités de la compagnie avant de lui permettre de reprendre les airs, après plusieurs jours de grève », a-t-il expliqué. Les pilotes et mécaniciens de la compagnie, réunis sous la bannière du Syndicat national des pilotes et mécaniciens (NAAPE), ont récemment annulé la grève qu’ils avaient lancée pour exiger un meilleur traitement. L’audit de la compagnie Air Nigeria a lieu peu après le crash du 3 juin de l’appareil McDonnel Douglass de la compagnie locale Dana Air, qui a coûté la vie à l’ensemble des 153 passagers et membres d’équipage et à six personnes au sol. Le crash a suscité des préoccupations sur l’âge et l’entretien des appareils exploités par la compagnie aérienne nigériane. Un ancien haut cadre d’Air Nigeria a récemment mis en garde les Nigérians contre la protection de la compagnie, dont le niveau d’entretien des appareils est médiocre. Dans une déclaration publique, John I. Nnorom, ancien directeur exécutif financier d’Air Nigeria, a dit que la compagnie était un désastre financier, qui ne peut de fait maintenir ses avions en bon état.

La sécurité aérienne en danger

Les services américains de sécurité ont révélé que certains groupes terroristes essaient de créer des bombes indétectables par les portiques de sécurité. Ceci fait suite notamment à la crise de panique intervenue récemment sur un vol dans lequel une française prétendait avoir une bombe implantée en elle. Même si cette fois ce n’était qu’une fausse alerte, la réalité a aujourd’hui dépassé la fiction et des bombes non détectables sont produites. Certaines ont même été saisies par les services américains récemment.

Comment une bombe peut-elle conçue sans métal ? Les experts précisent que certains engins ne requièrent qu’une fraction infinitésimale de composants métalliques, ceux-ci devenant indétectables pour les portiques de sécurité. D’autres précisent que certains systèmes pourraient utiliser des procédés uniquement chimiques, sans métaux, et principalement organiques. Et l’on peut rejoindre la fiction qui n’est pas si éloignée malheureusement, où une personne peut se faire implanter une bombe de petite taille, voir l’ingérer et passer les portiques de sécurité sans être inquiétée.

Les développements des portails de sécurité sont donc une priorité absolue. Certains utilisent des systèmes de scan très développés, d’autres des systèmes de senseurs qui captent les traces d’explosifs d’origines organiques, mais peut être faudra t’il encore aller plus loin pour garantir la sécurité en avion au détriment de l’intimité au moment de pouvoir entrer dans l’avion. A l’heure de la globalisation, cette question de sécurité est capitale.