Catégorie : Compagnie aérienne

XL Airways vend du cloud

Le XL Cloud, c’est le système de divertissement de la compagnie aérienne XL Airways. Mais plus encore, tout le fonctionnement se fait désormais sans fil, depuis le 16 janvier. Un système de divertissement sans fil. C’est ce que propose la compagnie aérienne XL Airways, avec le XL Cloud. Grâce à cela, les passagers ont le loisir d’utiliser leurs propres appareils (téléphone, tablette…) pour accéder au catalogue proposé par la compagnie. C’est grâce à une application téléchargeable que les voyageurs peuvent donc aujourd’hui profiter de films, jeux, séries ou encore, articles de presse durant le vol. Deux catégories : la catégorie gratuite et la catégorie Premium, à 9,95 euros. De plus, XL Airways propose également des lunettes permettant de voir des films en 2D ou en 3D pour 15 euros par vol, ainsi que la location d’iPads Mini pour le même prix. À noter toutefois que les écrans collectifs sur lesquels sont diffusés des films durant le voyage sont toujours d’actualité. Pas moins d’un million d’euros a été investi pour cette offre.

L’impact du Brexit sur l’aérien britannique

« C’est la fin des temps d’abondance pour les compagnies aériennes, les aéroports et les passagers britanniques », prévient Peter Morris, expert au cabinet Ascend Flightglobal Consultancy. Parmi la masse d’accords que les autorités britanniques vont devoir renégocier avec Bruxelles figurent les conditions de vol entre le reste de l’UE et le Royaume-Uni, actuellement régies par le marché unique du transport aérien instauré à partir de la fin des années 1980. Ce système a levé toutes les restrictions commerciales pesant sur les compagnies aériennes « communautaires », c’est-à-dire contrôlées par les Etats membres de l’UE ou leurs ressortissants, et dont le siège est installé dans l’UE. A moins que les négociateurs britanniques n’obtiennent des conditions préférentielles, les compagnies britanniques ne seront plus considérées comme telles. Elles ne bénéficieront donc plus des avantages, comme le droit de fixer librement les tarifs sur leurs liaisons et celui d’ouvrir n’importe quelle route en Europe sans autorisation préalable. Pour les passagers au départ et à l’arrivée du Royaume-Uni, cela pourrait signifier concrètement de nouvelles taxes et un frein au développement des nouvelles liaisons. En première ligne figurent les deux principaux acteurs britanniques du secteur, la compagnie à bas coût EasyJet et le groupe aérien IAG: leurs actions ont brutalement décroché à la Bourse de Londres vendredi, respectivement de 14,35% et de 22,54%. Même si elle a mené une bruyante campagne en faveur du maintien britannique dans l’UE, la compagnie à bas coût Ryanair est un peu moins exposée du fait de son origine irlandaise, bien qu’elle dispose d’un dense réseau au Royaume-Uni. Sitôt connu le résultat du référendum, EasyJet a écrit aux autorités britanniques et européennes pour leur demander de maintenir le Royaume-Uni dans le ciel unique européen. « La dérégulation du secteur aérien a représenté quelque chose de fantastique pour les clients », rappelait à l’AFP sa directrice générale, Carolyn McCall, lors d’une interview quelques mois avant le référendum de jeudi, rappelant « une chute des prix de 40% et une augmentation du nombre de liaisons de 170% ». Vendredi, la compagnie a assuré que le Brexit n’aurait pas d’impact important sur sa stratégie, mais a aussi confirmé travailler à des « options alternatives qui lui permettront de maintenir son réseau et ses opérations actuelles ». D’après M. Morris, EasyJet a « certainement dans ses cartons un plan pour installer dans l’UE son siège social », actuellement établi à l’aéroport de Luton, dans le nord de Londres. L’expert s’attend aussi à ce que IAG, domiciliée au Royaume-Uni, cherche à étendre son réseau via ses compagnies non-britanniques, aux dépens de British Airways. IAG possède aussi les compagnies espagnoles Iberia et Vueling ainsi que l’irlandaise Aer Lingus, qu’il pourrait utiliser pour se renforcer autour des hubs de Dublin et Madrid. Cela pourrait nuire au potentiel de Londres en tant que plaque tournante du transport aérien, dotée de cinq aéroports. Autre facteur négatif pour la capitale britannique, les masses de passagers américains ou asiatiques qui transitent par ses aéroports pourraient désormais être attirés par les offres alléchantes des hubs qui vont rester dans l’UE.

Compenser les émissions carbonne

Avec le secteur maritime, le secteur aérien était le seul à ne pas être couvert par l’Accord de Paris. 7ème plus gros émetteur de CO2 avec 2% des émissions mondiales – et plus de 20 % en 2050 – , l’aviation civile internationale était regardée de près. Et l’accord adopté jeudi 6 octobre très attendu. Finalement, au terme de deux semaines d’intenses négociations, les 191 membres de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale), réunis en assemblée générale à Montréal, ont entériné un mécanisme de compensation des émissions de CO2, baptisé CORSIA. Il doit permettre au secteur d’être « carboneutre » à partir de 2020, c’est-à-dire que la croissance des émissions de CO2 par rapport aux niveaux de 2020 devra être compensée. Concrètement, les compagnies aériennes pourront acheter des crédits carbone auprès d’autres secteurs, via une bourse d’échange pour compenser leurs émissions. Le système est graduel : il se fera sur une base volontaire de 2021 à 2026 (avec une phase pilote de 2012 à 2013), puis deviendra obligatoire à partir de 2027 et jusqu’en 2035. Les pays les moins développés, les petits États insulaires et les pays enclavés, pesant pour moins de 0,5% du trafic mondial de passagers, en seront exemptés. Parmi les pays volontaires à la première phase du dispositif, on retrouve les pays de l’UE, les États-Unis, la Chine – figurant jusqu’alors parmi les pays hostiles –, le Canada, le Japon, les Émirats Arabes Unis, la Corée du Sud ou encore Singapour… Au total, 65 États participeront. « Ils représentent 87% de l’activité aérienne internationale, a précisé Ségolène Royal, la ministre française de l’Environnement et présidente de la COP21, dans un communiqué. Dès la seconde phase, les États inclus dans le dispositif représenteront plus de 93% de l’activité aérienne internationale. Ce sont ainsi près de 80% des émissions de CO2 mondiales qui seront couvertes par le dispositif » entre 2021 et 2035. La Russie et l’Inde ont fait part de leurs réticences à la mise en place d’un tel système. « Bien que ce régime ne soit pas parfait et qu’il sera amélioré au fil du temps, il nous donne une chance de stabiliser d’urgence les émissions provenant de l’aviation civile internationale d’ici à 2020 et il contribuera à donner à mon pays une voie de survie », a réagi Mike Halferty, le ministre des Transports des Îles Marshall, membre de la High Ambition Coalition.

Bombardier teste son endurance avec Swiss

C’est avec les équipages techniques et commerciaux de Swiss que Bombardier réalise les vols d’endurance et d’évaluation en ligne de son CSeries CS100. L’objectif de ces vols est de démontrer que l’appareil est prêt à être exploité en compagnie aérienne. Différents systèmes de l’avion font l’objet de tests supplémentaire (système d’atterrissage, par exemple) tandis que des contrôles de maintenance en ligne sont également effectués. Navigants techniques de Swiss et de Bombardier se partagent les commandes. De même est testée la compatibilité du CS100 avec les opérations aéroportuaires normales avec les personnels au sol concernés : taxiing, arrimage aux passerelles passagers, opérations d’embarquement et de désembarquement passagers, avitaillement carburant et restauration à bord, vidange toilettes,….bref tout le quotidien d’un avion en service commercial. A bord, les navigants commerciaux testent le fonctionnement des sièges, les systèmes de communication, le fonctionnement des cuisines et autres équipements de bord relatifs au confort et à la sécurité des passagers. Cela permettra aux différents personnels de Swiss directement concernés de se préparer ainsi à la mise en service prochaine du Bombardier CS100 dans la flotte de la compagnie aérienne. Basé à Zurich, le CS100 réalisera donc plusieurs vols en Europe avec des escales annoncées à Bruxelles, Vienne et Varsovie. Des vols d’endurance et d’évaluation en ligne qui s’étaleront sur un mois.

Icelandair retrouve le tourisme

L’Islande retrouve le sourire, et le tourisme, et du coup cela profite à son économie, et notamment à la compagnie aérienne principale Icelandair qui retrouve une quote part importante du tourisme islandais. Icelandair affiche une hausse soutenue de son trafic au deuxième trimestre avec 819 000 passagers transportés (+17%) et un taux de remplissage atteignant 81,8% (+1,7 point). Ses capacités ont progressé moins vite sur la période (+15%) et la compagnie a bénéficié de la baisse du coût du carburant depuis l’automne. Ces bons résultats ont notamment été portés par les liaisons à destination de l’Amérique du Nord qui affichent une hausse de trafic de 25% et représentent 52% du nombre total de ses passagers. À noter que la compagnie va prendre procession de deux Boeing 767-300ER dans les prochains mois.. Ils seront déployés sur les lignes les plus demandées de son réseau et notamment sur Londres Heathrow. Le premier exemplaire, loué auprès de GECAS, est déjà arrivé à Reykjavik le 6 août dernier. Icelandair n’exclut pas de les utiliser sur des destinations plus lointaines, compte tenu du rayon d’action supérieur affiché par les gros-porteurs. Selon la compagnie, ils offrent « de nombreuses opportunités de développement sur de nouveaux marchés ». Icelandair opère aujourd’hui avec une flotte composée de 25 Boeing 757-200 (183 sièges) et d’un 757-300 (220 sièges). Leur remplacement sera assuré par la famille 737 MAX de Boeing avec une commande ferme portant sur 8 737-8 (153 sièges) et 4 737-9 (172 sièges). Son premier 737 remotorisé est attendu au premier semestre 2018.

 

Séminaire sur les carburants alternatifs

On en parle depuis des décennies, et certaines compagnies travaillent d’arrache pied avec leurs ingénieurs pour trouver des solutions alternatifs relatives aux carburants. Des experts en carburants alternatifs durables pour l’aviation, venus du monde entier, se sont réunis le 18 octobre dernier à Montréal pour un atelier de trois jours, au siège de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), afin d’examiner les progrès réalisés à l’échelle mondiale en matière de développement et d’utilisation généralisée de carburants alternatifs, ainsi que les perspectives d’avenir. L’objectif était notamment d’identifier des points d’harmonisation mondiale des méthodes d’analyse des cycles de vie, l’accès au financement, les critères de durabilité et les cadres juridiques et réglementaires qui garantiront la disponibilité des approvisionnements en carburants alternatifs durables pour l’aviation. Pas moins de 300 initiatives ont été identifiées relative à la production et l’utilisation généralisée de carburants alternatifs. Il existe aujourd’hui cinq grands consortiums qui travaillent à la production de carburants alternatifs pour l’aviation. Les vols commerciaux qui utilisent des carburants alternatifs ne sont plus juste un concept. Près de 30 vols d’essai ont été réussis et, cette année, certains services commerciaux réguliers sont entièrement assurés par des aéronefs utilisant ce type de carburants. Ce qui signifie que nous volons déjà avec des carburants alternatifs. «C’est là une indication claire des progrès qui peuvent être réalisés par un seul secteur lors qu’existe la volonté de tirer profit d’une précieuse occasion d’avancer collectivement vers un but commun» .L’atelier permettra aux États d’évaluer le rôle que les carburants alternatifs durables peuvent jouer dans le cadre des mesures qu’ils peuvent inclure dans leurs plans d’action visant à réduire les émissions de CO2, et ainsi leur permettre de développer leurs propres stratégies. Il servira aussi à l’OACI de préparatif pour la Conférence des Nations Unies sur le développement durable. Retrouvez le détail de ce séminaire sur agence séminaire.

Alaska Airlines commande 50 Boeing 737

Alaska Airlines devient la petite compagnie aérienne qui monte, notamment en réalisant la commande la plus importante de son histoire jusqu’à présent. En effet, Alaska vient de commander 50 Boeing 737 pour 5 milliards de dollars afin d’accompagner son développement et sa croissance. C’est également une très bonne affaire pour Boeing, notamment vu les temps difficiles qui s’annoncent au niveau international. L’objectif de l’achat est de remplacer certains des avions vieillissants et de pouvoir envisager un développement et une croissance saine et raisonnée sur les années qui viennent. Voici l’annonce dans la presse : C’est la plus importante commande de son histoire. La compagnie américaine Alaska Airlines a annoncé aujourd’hui, 11 octobre, l’achat de pas moins de cinquante Boeing 737. Les trois-quarts des appareils seront des 737 MAX. Selon les prix catalogue, le montant global de la commande s’élève à plus de cinq milliards de dollars. Plus précisément, Alaska Airlines s’est engagée pour vingt 737 MAX 8, dix-sept 737 MAX 9 et treize 737-900ER. Le premier MAX 8 doit arriver en 2018, un an avant le MAX 9. Les 737-900ER seront introduits en flotte dès ce mois-ci, à la faveur d’une précédente commande passée en 2005. Les livraisons prendront fin en 2017. Alaska Airlines, fidèle client de l’avionneur américain, poursuit ainsi sa stratégie de flotte entièrement Boeing. Et même entièrement 737. La compagnie va en profiter pour sortir ses vieux 737-400/400 Combi. Notamment ceux en contrats de location, dont une grande partie était non résiliable avant le 30 juin dernier. Alaska Airlines exploite actuellement pas moins de 120 appareils de la famille 737 (400/700/800/900). Elle a d’ailleurs introduit cette année ses premiers 737 dotés du nouvel aménagement Sky Interior. Avant la signature de ce contrat, la compagnie possédait encore 22 exemplaires de 737-900ER et trois de 737-800 en commande, qui doivent être livrés d’ici 2015, ainsi que des options pour 39 autres appareils. Boeing et Alaska Airlines n’ont pas précisé si les 737-900ER ont été prélevés sur ces options. En savoir plus sur Alaska Airlines.

Thai abandonne le low cost

Le low cost version Thai, ce n’est pas pour tout de suite comme le précise la compagnie aérienne Thai Airways. Dans un contexte économique tendu, avec la récession en toile de fonds et des économies en ralentissement sur la zone Asie, Thai Airways préfère suspendre son investissement pour le moment. Voici ce qu’en dit la presse: Bien décidé à reprendre du poil de la bête sur le terrain du low cost, Thai Airways vient néanmoins d’essuyer un échec. Selon le centre de recherche CAPA (Center for Aviation Pacific Asia), le groupe thaïlandais vient d’abandonner son projet de filiale ultra low cost, en partenariat avec Nok Air. En contrepartie, cette dernière – elle-même filiale à 49 % de Thai Airways – devrait étendre ses activités au-delà des routes domestiques thaïlandaises qu’elle dessert actuellement. Une étude de faisabilité avait été lancée au début du mois sur la création de cette nouvelle filiale à bas coût. Elle aurait été dotée d’un capital de 6,35 millions de dollars, au sein duquel Thai Airways serait majoritaire. Elle devrait voir le jour mi-2013. Ce n’est pas la première fois que le groupe abandonne un projet d’ »ultra low cost » : en 2011 son dessein de joint-venture Thai Tiger, en partenariat avec le singapourien Tiger Airways, a ainsi fait long feu. Thai Airways n’a apparemment pas mis tous ses œufs dans le même panier. En parallèle, elle a commandité une autre étude sur le retour de Nok Air à l’international. Plutôt que créer une quatrième marque, le groupe – qui compte déjà Thai Airways, Thai Smile nouvellement lancée et Nok Air – a préféré développer cette dernière. Une dernière option aurait été de privilégier Thai Smile mais, toujours selon le CAPA, si les deux compagnies possèdent un modèle hybride la structure de coût de Nok Air est bien moins élevée. Nok Air devrait ainsi de nouveau desservir les pays de la région à partir du début de l’année 2013. Sa première cible devrait être la Chine au départ de Bangkok. La compagnie dispose pour cela d’une flotte de quatre Boeing 737-400 et quatre 737-800, ainsi que de deux ATR 72-200. Elle pourrait être renforcé des le second semestre 2012 par l’arrivée de quatre 737-800 et deux ATR 72 supplémentaires. Les avions, du moins les 737-800, devraient être configurés en deux classes. C’est une véritable renaissance pour cette compagnie, peu à peu réduite aux lignes domestiques délaissées par sa maison mère depuis sa création en 2004. Mais le fait que Thai Airways est enfin réussi à acquérir 49 % de son capital en novembre 2011, contre 39 % auparavant, a semble-t-il changé la donne. Avec Air & Cosmos

Audit de la compagnie Air Nigeria

Toute la flotte d’Air Nigeria a été immobilisée pour permettre à l’Autorité de l’aviation civile nigériane d’auditer la compagnie nationale, ont annoncé mercredi les médias locaux, citant le porte-parole de la NCAA, Sam Adurogboye. « C’est une action de routine pour nous permettre d’évaluer les activités de la compagnie avant de lui permettre de reprendre les airs, après plusieurs jours de grève », a-t-il expliqué. Les pilotes et mécaniciens de la compagnie, réunis sous la bannière du Syndicat national des pilotes et mécaniciens (NAAPE), ont récemment annulé la grève qu’ils avaient lancée pour exiger un meilleur traitement. L’audit de la compagnie Air Nigeria a lieu peu après le crash du 3 juin de l’appareil McDonnel Douglass de la compagnie locale Dana Air, qui a coûté la vie à l’ensemble des 153 passagers et membres d’équipage et à six personnes au sol. Le crash a suscité des préoccupations sur l’âge et l’entretien des appareils exploités par la compagnie aérienne nigériane. Un ancien haut cadre d’Air Nigeria a récemment mis en garde les Nigérians contre la protection de la compagnie, dont le niveau d’entretien des appareils est médiocre. Dans une déclaration publique, John I. Nnorom, ancien directeur exécutif financier d’Air Nigeria, a dit que la compagnie était un désastre financier, qui ne peut de fait maintenir ses avions en bon état.